Accompagnement

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Accompagnement

Dans le cadre du dispositif vous pouvez faire bénéficier votre classe d’une rencontre avec un professionnel du cinéma ou un intervenant spécialiste de l’analyse de l’image et du son. Ces interventions d’une durée de deux heures sont gratuites pour l’établissement. Elles sont limitées à une par classe et dans la limite du budget dédié.

Afin d’optimiser l’organisation des interventions nous vous invitons à faire des choix communs aux classes concernées.
Le regroupement de plusieurs classes de faible effectif pourra être envisagé par la suite en concertation avec la coordination.
Sur le formulaire d’inscription il vous sera demandé un 2e choix afin de pouvoir établir un planning des interventions le plus cohérent possible sur l’ensemble du territoire régional en limitant les frais de déplacement et permettre ainsi de répondre à un plus grand nombre de demandes.
De même, les intervenants ayant tous d’autres activités professionnelles qui contraignent leur disponibilité ce 2e choix nous offrira plus de souplesse pour répondre à vos attentes.

Le formulaire pour enregistrer vos demandes d’interventions ouvrira en octobre.

Vous en serez informés par notre Lettre Info.

  • Sea Is My Country – rencontre avec le réalisateur Marc Picavez

Marc Picavez rencontrera vos élèves pour parler de son travail de documentariste, particulièrement pour la réalisation de Sea Is My Country, et évoquer ses projets en cours d’écriture.

  • Lumière et cadre de cinéma

Par Julien Bossé – réalisateur, chef opérateur et cadreur, diplômé de La Fémis – dpt. Image sous la direction de Bruno Nuytten.

Filmer, c’est éclairer et mettre en cadre.
L’image de cinéma se partage entre le cadre et la lumière. Deux métiers qui, selon, les cultures, les désirs, les contraintes, restent distincts mais complices, ou bien, souvent dans le cinéma français, qui sont opérés par une seule personne, le chef opérateur.
Cet atelier abordera les métiers de l’image de cinéma. Une collaboration vitale avec le réalisateur, qui apporte du sens, de la précision, des ambiguïtés, des intrigues au récit en décidant de ce que l’on filme, ou pas, de ce qu’on éclaire ou pas, et comment. Montrer ou suggérer, insister ou prendre de la distance. Chaque image fait sens. Il ne s’agit pas juste de rendre visible une histoire, mais donner du sens, de l’émotion, créer des ambiances, participer aux ressorts comiques ou dramatiques ,…

  • Le son au cinéma

Par Jean-Yves Pouyat – chef opérateur son, diplômé de l’ENS Louis Lumière.
Cette intervention est articulée en trois parties.

  • Une première partie permet de comprendre les grands principes de la fabrication d’une bande son, des problématiques de la prise de son en tournage, au montage et au mixage.
  • Il sera donné ensuite aux spectateurs-auditeurs quelques éléments de vocabulaire qui les aideront à catégoriser et hiérarchiser les sons constitutifs d’une bande-son.
  • Enfin plus en détails, nous verrons certaines fonctions des différentes grandes familles de sons, et comment ils participent et influent sur la narration et la perception globale du film.

L’objectif est d’ouvrir une fenêtre sur les coulisses de la fabrication d’une bande-son et de faire réaliser aux élèves qu’une expérience filmique est avant tout une expérience perceptive, ni uniquement visuelle, ni uniquement sonore, mais plus complexe, car c’est l’alliance des perceptions sonores et visuelle, l’audio-vision. L’idée est également de concentrer l’intervention davantage sur l’une ou l’autre de ces parties selon les envies et le travail déjà effectué en classe.

Par Raphaël Bigaud – chef opérateur son.

Un film c’est 50% d’image et 50% de son. Malgré son omniprésence au cinéma, la bande son reste mystérieuse et insaisissable. Elle est composée de différents éléments qui viennent s’assembler en harmonie avec l’image. Sa réalisation se déroule en parallèle du travail sur l’image. Elle est complexe et regorge de possibilités mêlant plusieurs techniques et disciplines artistiques. Prenons donc le temps de nous y intéresser et de comprendre ses enjeux.
Je propose, au cours de cette séance, d’accompagner le groupe dans la découverte des différentes étapes de la réalisation de la bande son d’un film :

  • Pour démarrer on analysera un extrait de film pour déterminer les différentes catégories de son qui composent sa bande son.
  • Dialogues, voix off, musique, ambiances, effets, bruitages, son direct, post synchro, doublage… Où, quand, comment et pourquoi fabrique-t-on tous ces différents sons ?
  • La séance s’articulera ensuite autour de la reconstitution par les participants de la bande son d’un court extrait : sélection d’ambiance, effets, musique, enregistrement de voix et bruitages.
  • En cohérence avec le dispositif, on utilisera des extraits des films du programme que le groupe aura préalablement visionné.

Pratique :
La séance nécessite l’installation d’un minimum de matériel fourni par l’intervenant (vidéo projecteur, enceintes, ordinateur portable, micros, et accessoires pour le bruitage) prévoir une demi heure de mise en place.

  • Le montage images et sons, un véritable temps d’écriture dans la production d’un film

Par Cécile Guillard-Jubeau – Chef monteuse et enseignante à l’université d’Angers

Le montage, quelle histoire ! Montage narratif, expressif, alterné, parallèle : en s’appuyant sur des extraits de films, nous étudierons les différents concepts qui se sont développés, opposés ou mélangés au cours de l’histoire du cinéma.

Quel sens le montage donne-t-il au film ? Les divers fragments d’un film sont agencés dans un ordre précis, selon un certain rythme afin de les mettre en valeur, de créer du sens, de l’esthétique et une histoire.

Montage des images, et des sons ? Lors du montage, on détermine la complémentarité de la bande son et des images, de la cohérence de l’espace sonore du film. L’analyse d’extraits de films suscitera un questionnement sur le traitement du son pendant le montage. NB : Le monteur travaille à partir des images et des sons que constituent les rushes et à partir du scénario ou du projet écrit par le réalisateur. Le montage est le résultat d’un dialogue, d’une confrontation qui s’effectue étape par étape entre le réalisateur et le chef monteur autour du film.

  • Atelier montage sur la table Mash-Up

Par Benoît Maximos – chef monteur

La table de Mash-Up permet d’aborder d’une manière simple et accessible la notion de montage dans le processus narratif d’un film. La grande facilité d’utilisation de cette table permet aux participants d’expérimenter la pratique du montage sans connaissances techniques d’un logiciel de montage ou de l’outil informatique. A partir de rushs existants, les participants montent eux-mêmes un extrait de film. La table de Mash-Up permet de rallier la pratique et la théorie.

Déroulé d’un atelier type de 2h :
– Présentation du montage dans le processus d’un film
– Théorie autour du montage
– Présentation de la Table
– Utilisation de la table par les participants : au cours de la séance, chaque groupe finalisera un montage.
– Visionnage des films créés et analyse des différents sens.
– Plusieurs variantes d’ateliers sont possibles : monter une séquence de film ; monter une bande annonce de film ; créer la bande sonore d’une séquence.

A prévoir pour un atelier :
– Une salle assez sombre pour le vidéoprojecteur (fourni) qui pourrait accueillir une quarantaine de personnes.
– Les temps d’installation et de démontage de la Table de Mash-Up sont relativement long (environ 1h pour chacune des étapes).
– Pour que tout le monde puisse passer à la table, un groupe d’une vingtaine de personnes est à préconiser. Au-delà de cet effectif l’atelier pourra être prolongé de 30mn.

Remarque :
Vu les temps d’installation et de démontage, cet atelier sera mis en place pour 2 ou 3 classes dans la même journée.

  • Initiation à l’écriture de scénario : Ecrire des images

Par Ananda Safo – auteure, réalisatrice

Un scénario est un document écrit visant à transcrire des images, des déplacements, des dialogues et des sons, dont la succession constituera un film. Il ne s’agit donc pas d’un texte littéraire ou poétique mais d’une description précise, brève et concrète de ce qui sera vu à l’écran. Le scénario doit être « vu » par son lecteur. C’est un outil de travail que tous les techniciens seront amenés à utiliser durant la construction du film.
L’atelier débutera par une présentation de ce qu’est un scénario, ce à quoi il sert, ce qu’il contient et ce à quoi il ressemble. Puis à partir du synopsis d’un film court, les élèves seront amenés à imaginer le personnage principal dans un lieu, à penser une construction narrative et à écrire un mini scénario.
La séance se terminera par une restitution des projets et par la diffusion du film dont le synopsis aura servi de base de travail.

Cette intervention ne pourra avoir lieu qu’en décembre, avril et mai.

  • Atelier cinéma d’animation

Par Violaine Pasquet – réalisatrice de films d’animation

A partir de son film le chant des grenouilles  la jeune cinéaste Violaine Pasquet vous embarquera dans son univers de marionnettes animées pour vous proposer une sensibilisation au cinéma d’animation.
L’atelier invite à s’immiscer dans le processus de création de l’animation : ce procédé magique qui suspend le temps pour réinterpréter le mouvement, pour donner vie au trait. Une histoire de timing, d’accélération, de ralenti, d’anticipation…

Déroulé de l’atelier :
• Introduction au cinéma d’animation : Comment donner vie et recréer l’illusion d’un mouvement. Extraits de Mac Laren Blinkity blank
• Les fondamentaux de l’animation : lois physiques (gravité, action/réaction, vitesse, amorti,…) timing (relation espace/temps), comportement des objets.
• Les intentions du réalisateur et de l’animateur : extraits de deux grandes écoles de l’animation, Disney et Starevitch.
• La bande son : un tournage sans son
• Mise en pratique et extraits

  • La critique de film

Par Alexis Thébaudeau, journaliste, programmateur indépendant et intervenant cinéma, sur Nantes et sa région. Il a co-fondé l’association Accès au Cinéma Invisible et programme La Séance Seconde Chance au cinéma Le Concorde, à Nantes.

Contrairement à une acceptation très répandue, le terme « critique » n’est pas forcément synonyme de « dire du mal », mais simplement de la prise de parole autour d’une œuvre, et ce, peu importe le médium envisagé.
Cette intervention proposera aux élèves une formation théorique, puis pratique, sur les enjeux et les responsabilités qu’entraînent la prise de parole, et de position, sur une œuvre telle qu’un film de cinéma, en s’appuyant sur le ou les film(s) du dispositif vu(s) en amont.
Au cours de l’intervention, les élèves seront appelés à réfléchir aux différentes manières d’envisager cette prise de parole, selon une articulation du plus personnel (j’aime/j’aime pas) au plus universel (bien/pas bien), tout en précisant le rôle de transmission qui est une part intégrante du rôle du journaliste de cinéma.
Les élèves seront également amenés à réfléchir à l’importance du contexte de la critique sur sa forme, en fonction du public à qui l’on s’adresse, ainsi que du support où elle apparaît (d’une discussion informelle entre amis à la publication dans une revue spécialisée).
Afin de préparer cette intervention, il sera uniquement demandé aux professeurs d’annoncer aux élèves, avant le visionnage du ou des film(s), qu’ils devront en donner leur avis par la suite. Le but étant de prouver par l’exemple que l’on ne voit pas un film tout à fait de la même manière lorsque l’on sait que l’on va devoir ensuite en parler.
A la fin de l’intervention, il sera proposé plusieurs exercices pratiques, utilisables par les enseignants, pour produire des critiques selon différents contextes et objets de réflexion.

  • La construction du suspense

Par Alexis Thébaudeau, journaliste, programmateur indépendant et intervenant cinéma, sur Nantes et sa région. Il a co-fondé l’association Accès au Cinéma Invisible et programme La Séance Seconde Chance au cinéma Le Concorde, à Nantes.

Le suspense, terme français dérivé du mot anglais signifiant « en suspens » est l’art de tenir le spectateur en haleine, en attente de la résolution d’une situation critique. C’est une forme narrative particulière et très répandue, à distinguer de la peur ou de la surprise, auxquelles on peut avoir tendance, à tort, à rapprocher cette notion.
Le suspense est un élément essentiel à n’importe quel film, et même à n’importe quelle histoire. Cependant, certaines œuvres s’appuient particulièrement sur des procédés tout à fait identifiables, qui seront explicités par la théorie et l’exemple, dans cette intervention, à partir d’extraits du ou des films vus par les élèves dans le cadre de la programmation Lycéens et apprentis au Cinéma.
Seront privilégiés pour ces exemples les films Blow Out, Alien, Les Innocents et Panique, qui répondent particulièrement à cette problématique, mais on pourra également voir que le film de la sélection Sea Is My Country y répond aussi par bien des aspects mais peut-être de manière plus dissimulée.
Il sera également proposé d’aller au-delà des films de la programmation du dispositif, avec un panel d’extraits emblématiques du suspense à l’écran, qui feront l’objet d’analyses structurelles. Enfin, un détour par les théories grecques antiques participera à prouver le caractère essentiel de la notion de suspense dans l’histoire humaine de l’art.





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