Accompagnement

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Accompagnement

Dans le cadre du dispositif vous pouvez faire bénéficier votre classe d’une rencontre avec un professionnel du cinéma ou un intervenant spécialiste de l’analyse de l’image et du son. Ces interventions d’une durée de deux heures sont gratuites pour l’établissement. Elles sont limitées à une par classe et dans la limite du budget dédié.

Afin d’optimiser l’organisation des interventions nous vous invitons à faire des choix communs aux classes concernées.
Le regroupement de plusieurs classes de faible effectif pourra être envisagé par la suite en concertation avec la coordination.
Sur le formulaire d’inscription il vous sera demandé un 2e choix afin de pouvoir établir un planning des interventions le plus cohérent possible sur l’ensemble du territoire régional en limitant les frais de déplacement et permettre ainsi de répondre à un plus grand nombre de demandes.
De même, les intervenants ayant tous d’autres activités professionnelles qui contraignent leur disponibilité ce 2e choix nous offrira plus de souplesse pour répondre à vos attentes.

Le formulaire sera ouvert du 26/08 au 09/10/2020.

Enregistrez vos demandes d’actions d’accompagnement

Une journée cinéma

Créer une journée événement et permettre aux élèves de vivre une totale immersion dans le grand écran de votre cinéma partenaire avec la projection de deux films de votre choix accompagnés de présentations, d’échanges et de débats.
Cette nouvelle façon de présenter les films permet de limiter les modifications d’emploi du temps au cours de l’année et de créer un temps fort de l’EAC dans votre établissement. Elle pourra être mise en place pour un minimum de 100 élèves autour de thèmes qui seront définis en concertation entre l’intervenant·e et les professeur·e·s.

Prenez contact avec la coordination qui vérifiera la faisabilité auprès du cinéma partenaire.

« D’après une histoire vraie… »

Par Céline Thiou – réalisatrice, comédienne et metteuse en scène de théâtre

Du réel à la fiction.
On rencontre souvent ces cartons au début ou à la fin des films : « D’après une histoire vraie » ou « Les personnages et les situations de ce récit étant purement fictifs, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite.»

Mais alors, c’est vrai ou faux toutes ces histoires ?
Qu’est-ce que ces cartons disent du cinéma en tant qu’art réaliste ?

En abordant les notions de réel, de réalisme, de vérité et de vraisemblance, nous essaierons de démêler le vrai du faux et de comprendre comment le réel se raconte dans les histoires de cinéma ou comment les plus belles trahisons font les meilleurs films.

Pour expérimenter et trahir « en vrai », nous réaliserons ensemble un plan séquence avec ce que nous avons sous la main : les téléphones portables comme caméras, le lycée pour décor et les lycéens comme acteurs et techniciens. Ce plan séquence commencera par le fameux carton « d’après une histoire vraie… »

Renouer avec un geste fondateur du cinéma : réaliser une « minute Lumière ».

Par Caroline Von Gimenez – réalisatrice

Qu’est-ce qu’une minute Lumière ?
En 1895 les frères Auguste et Louis Lumière présentent à Paris leur dernière invention : le cinématographe. Dans les années qui suivent, ils envoient des opérateurs de prise de vues aux quatre coins de la planète pour filmer le monde et les activités humaines dans leur grande diversité. Leurs appareils sont posés sur un trépied, l’opérateur, pour filmer, doit tourner une manivelle qui fait avancer la pellicule : les plans seront donc fixes. Comme les bobines de pellicule sont petites, les plans ne feront pas plus de 60 secondes.

Une minute Lumière est une véritable expérience de cinéma qui met les élèves en prise directe avec les questions du cinéaste : le choix d’un lieu, d’un sujet, d’un cadre, d’une narration, d’un point de vue, etc.
Avec cet exercice et ses contraintes (un plan unique de 60 secondes sans mouvement de caméra), les choix portés par l’élève (ou le groupe d’élèves) se combinent au hasard d’une scène qui prend vie, appelant par la même occasion une grande concentration : le regard s’aiguise, le temps se suspend, les attentes naissent…

Déroulement d’un atelier de 2h.
– Présentation des frères Lumière
– Projection de vues Lumière (Arrivée d’un train en gare de La Ciotat, Sortie d’usine, La Voltige, L’Arroseur arrosé, etc.) et du travail de jeunes à travers le monde
– Réflexion autour du cadre, de la composition, du champ, du hors champ.
– Brainstorming des élèves (questions, idées, conseils de réalisation)
– Tournage de quelques minutes Lumière

Prolongement souhaitable
Les élèves auraient ensuite 15 jours pour faire leur repérage, choisir un lieu et/ou un sujet en résonance avec leur quotidien afin de nous livrer le fruit de leur expérimentation : une minute Lumière, sonore ou pas selon les intentions de chacun.
Pour que l’expérience soient totale et d’autant plus enrichissante une restitution pourrait se faire collectivement autour d’une projection où des élèves volontaires pourraient prendre la parole et partager leur expérience de réalisation.

Documentaire – Documenteur

Par Ananda Safo – scénariste et réalisatrice

Comment une voix off oriente-t-elle la compréhension d’une image et comment influe-t-elle sur l’avis du spectateur ?

Dans notre monde, il est nécessaire de développer son esprit critique, de ne pas tout prendre comme argent comptant et de vérifier les informations qui nous sont transmises via les médias et les réseaux sociaux.

Pour cela, rien ne vaut une mise en pratique.

Suivant un dispositif simple, cet atelier sera divisé en plusieurs étapes.
À partir d’images documentaires imposées, les élèves devront imaginer puis écrire une voix off. Elle sera ensuite enregistrée, montée sur les images et projetée en classe.

Une façon simple et concrète de mesurer l’impact des images et l’influence des informations qui nous sont imposées.

Comment parler d’un film ?

Par Margot Grenier, chroniqueuse radio et médiatrice cinéma

A partir d’un film du programme Lycéens et apprentis au cinéma en Pays de la Loire, l’objectif de cette intervention est de déterminer avec les élèves comment évoquer à l’oral, de façon claire et argumentée, une œuvre de cinéma, à partir d’une ou plusieurs séquences en particulier.
L’atelier est prévu sur 2h, en plusieurs étapes, tantôt en classe entière, tantôt par petits groupes :

  • dégager tous ensemble les informations fondamentales sur le film à transmettre dans la présentation
  • réfléchir tous ensemble à la forme (construction du propos) et au fond (analyse de scènes et argumentation)
  • par petits groupes, choisir quelques scènes importantes à décrire et à commenter (mise en scène) puis écrire le plan d’une courte intervention orale sur le film
  • en classe entière : conseil pour la prise de parole en public
  • devant la classe, 1 élève de chaque groupe présente le film puis tous ensemble, nous débriefons les interventions

Lumière et cadre de cinéma

Par Julien Bossé – réalisateur, chef opérateur et cadreur, diplômé de La Fémis – dpt. Image sous la direction de Bruno Nuytten.

Filmer, c’est éclairer et mettre en cadre.
L’image de cinéma se partage entre le cadre et la lumière. Deux métiers qui, selon, les cultures, les désirs, les contraintes, restent distincts mais complices, ou bien, souvent dans le cinéma français, qui sont opérés par une seule personne, le chef opérateur.
Cet atelier abordera les métiers de l’image de cinéma. Une collaboration vitale avec le réalisateur, qui apporte du sens, de la précision, des ambiguïtés, des intrigues au récit en décidant de ce que l’on filme, ou pas, de ce qu’on éclaire ou pas, et comment. Montrer ou suggérer, insister ou prendre de la distance. Chaque image fait sens. Il ne s’agit pas juste de rendre visible une histoire, mais donner du sens, de l’émotion, créer des ambiances, participer aux ressorts comiques ou dramatiques ,…

Le son au cinéma

Par Jean-Yves Pouyat – chef opérateur son, diplômé de l’ENS Louis Lumière.
Cette intervention est articulée en trois parties.

  • Une première partie permet de comprendre les grands principes de la fabrication d’une bande son, des problématiques de la prise de son en tournage, au montage et au mixage.
  • Il sera donné ensuite aux spectateurs-auditeurs quelques éléments de vocabulaire qui les aideront à catégoriser et hiérarchiser les sons constitutifs d’une bande-son.
  • Enfin plus en détails, nous verrons certaines fonctions des différentes grandes familles de sons, et comment ils participent et influent sur la narration et la perception globale du film.

L’objectif est d’ouvrir une fenêtre sur les coulisses de la fabrication d’une bande-son et de faire réaliser aux élèves qu’une expérience filmique est avant tout une expérience perceptive, ni uniquement visuelle, ni uniquement sonore, mais plus complexe, car c’est l’alliance des perceptions sonores et visuelle, l’audio-vision. L’idée est également de concentrer l’intervention davantage sur l’une ou l’autre de ces parties selon les envies et le travail déjà effectué en classe.

Par Raphaël Bigaud – chef opérateur son.

Un film c’est 50% d’image et 50% de son. Malgré son omniprésence au cinéma, la bande son reste mystérieuse et insaisissable. Elle est composée de différents éléments qui viennent s’assembler en harmonie avec l’image. Sa réalisation se déroule en parallèle du travail sur l’image. Elle est complexe et regorge de possibilités mêlant plusieurs techniques et disciplines artistiques. Prenons donc le temps de nous y intéresser et de comprendre ses enjeux.
Je propose, au cours de cette séance, d’accompagner le groupe dans la découverte des différentes étapes de la réalisation de la bande son d’un film :

  • Pour démarrer on analysera un extrait de film pour déterminer les différentes catégories de son qui composent sa bande son.
  • Dialogues, voix off, musique, ambiances, effets, bruitages, son direct, post synchro, doublage… Où, quand, comment et pourquoi fabrique-t-on tous ces différents sons ?
  • La séance s’articulera ensuite autour de la reconstitution par les participants de la bande son d’un court extrait : sélection d’ambiance, effets, musique, enregistrement de voix et bruitages.
  • En cohérence avec le dispositif, on utilisera des extraits des films du programme que le groupe aura préalablement visionné.

Pratique :
La séance nécessite l’installation d’un minimum de matériel fourni par l’intervenant (vidéo projecteur, enceintes, ordinateur portable, micros, et accessoires pour le bruitage) prévoir une demi heure de mise en place.

Le montage images et sons, un véritable temps d’écriture dans la production d’un film

Par Cécile Guillard-Jubeau – Chef monteuse et enseignante à l’université d’Angers

Le montage, quelle histoire ! Montage narratif, expressif, alterné, parallèle : en s’appuyant sur des extraits de films, nous étudierons les différents concepts qui se sont développés, opposés ou mélangés au cours de l’histoire du cinéma.

Quel sens le montage donne-t-il au film ? Les divers fragments d’un film sont agencés dans un ordre précis, selon un certain rythme afin de les mettre en valeur, de créer du sens, de l’esthétique et une histoire.

Montage des images, et des sons ? Lors du montage, on détermine la complémentarité de la bande son et des images, de la cohérence de l’espace sonore du film. L’analyse d’extraits de films suscitera un questionnement sur le traitement du son pendant le montage. NB : Le monteur travaille à partir des images et des sons que constituent les rushes et à partir du scénario ou du projet écrit par le réalisateur. Le montage est le résultat d’un dialogue, d’une confrontation qui s’effectue étape par étape entre le réalisateur et le chef monteur autour du film.

Initiation à l’écriture de scénario : Ecrire des images

Par Ananda Safo – scénariste et réalisatrice

Un scénario est un document écrit visant à transcrire des images, des déplacements, des dialogues et des sons, dont la succession constituera un film. Il ne s’agit donc pas d’un texte littéraire ou poétique mais d’une description précise, brève et concrète de ce qui sera vu à l’écran. Le scénario doit être « vu » par son lecteur. C’est un outil de travail que tous les techniciens seront amenés à utiliser durant la construction du film.
L’atelier débutera par une présentation de ce qu’est un scénario, ce à quoi il sert, ce qu’il contient et ce à quoi il ressemble. Puis à partir du synopsis d’un film court, les élèves seront amenés à imaginer le personnage principal dans un lieu, à penser une construction narrative et à écrire un mini scénario.
La séance se terminera par une restitution des projets et par la diffusion du film dont le synopsis aura servi de base de travail.

Projet « Regards de Femmes » : Soutien à l’écriture de scénario

L’association Femmes&Cinéma, créée en mars 2014, met en place des projets culturels dans le domaine de la photographie et du cinéma, pour sensibiliser à l’égalité femme-homme et lutter contre les discriminations. La coordination LAC sera cette année encore partenaire du projet « Regards de Femmes ». Les classes inscrites pourront bénéficier d’un accompagnement spécifique d’aide à l’écriture de scénario de 2 à 4h afin de soutenir leur dossier de candidature à déposer avant le 31/12/2020 auprès de l’association Femmes et Cinéma. Les projets sont étudiés en janvier 2021. Voir la fiche projet.

Ateliers cinéma d’animation

Par Violaine Pasquet – réalisatrice de films d’animation

Atelier #1 – A partir de son film le chant des grenouilles Violaine Pasquet vous embarquera dans son univers de marionnettes animées pour vous proposer une sensibilisation au cinéma d’animation.
L’atelier invite à s’immiscer dans le processus de création de l’animation : ce procédé magique qui suspend le temps pour réinterpréter le mouvement, pour donner vie au trait. Une histoire de timing, d’accélération, de ralenti, d’anticipation…
Déroulé de l’atelier :

• Introduction au cinéma d’animation : Comment donner vie et recréer l’illusion d’un mouvement. Extraits de Mac Laren Blinkity blank
• Les fondamentaux de l’animation : lois physiques (gravité, action/réaction, vitesse, amorti,…) timing (relation espace/temps), comportement des objets.
• Les intentions du réalisateur et de l’animateur : extraits de deux grandes écoles de l’animation, Disney et Starevitch.
• La bande son : un tournage sans son
• Mise en pratique et extraits

Atelier #2 – Les choix artistiques d’animation
L’atelier se déroule en 2 temps :

1 – Extraits de films : Histoire d’habitude
Il y d’abord la nécessité, celle de vouloir faire un film. En quoi une nouvelle technique d’animation permet-elle de faire éclore la poésie, le visible et le non visible. Comment le réalisateur décide-t-il ou non de montrer le mouvement ?
A travers divers extraits de films, Violaine vous propose une approche originale et poétique de différents metteurs en scène qui nous propose une nouvelle manière de regarder, de penser le cadre, la ligne, le mouvement.
Du choix et de la décision
Comment aborder la création et la réalisation d’un film d’animation, discipline endurante et fastidieuse ?
Nous questionnerons la notion de contrainte dans le processus de création. Comment, à partir d’une contrainte de faisabilité d’un projet, peut naitre une nouvelle technique de dessins animés qui participe à une tout autre manière de raconter et d’émouvoir ? A quel moment le réalisateur décide-t-il d’assumer sa mise en scène et de prendre le risque de surprendre ? A quel moment, nous, spectateurs, acceptons-nous une nouvelle règle de jeu et décide-t-on de rentrer dans la magie du récit ?

2 – Mise en pratique : Le choix de l’essentiel
La classe, repartie en 4 groupes, travaillera avec un banc titre mêlant au choix la technique d’animation du papier découpé, de la peinture, de la pâte à modeler.
A partir d’une émotion (la peur, la déception, la joie…), le groupe fabriquera une animation dans le but de véhiculer cette idée par la mise en scène.
Libre cours à l’imagination… Comment les jeunes vont-ils ruser de malice pour gagner du temps, sans perdre l’âme de leur propos ?

 Par Alice Ribault – Association De fil en images

Le son dans le cinéma d’animation : Voir la relation entre l’image et le son au travers d’extraits de films d’animation de différentes époques du cinéma d’animation (de Pauvre Pierrot – d’Emile Reynaud en passant par Les Temps Modernes de Charlie Chaplin, au dessin animé Le vent se lève de Hayao Miyazaki) et les coulisses de la création sonore par les bruitages (in ou hors-champ), les dialogues (off ou over) la musique (de fosse et d’écran). L’histoire du cinéma (du muet à aujourd’hui).
Les élèves pourront également expérimenter la technique du bruitage sonore, avec le visionnage d’un extrait de film sans son.

La critique de film

Par Alexis Thébaudeau, journaliste, programmateur indépendant et intervenant cinéma, sur Nantes et sa région. Il a co-fondé l’association Accès au Cinéma Invisible et programme la séance Seconde Chance au cinéma Le Concorde, à Nantes.
Contrairement à une acceptation très répandue, le terme « critique » n’est pas forcément synonyme de « dire du mal », mais simplement la prise de parole autour d’une œuvre, et ce, peu importe le médium envisagé.
Cette intervention proposera aux élèves une formation théorique, puis pratique, sur les enjeux et les responsabilités qu’entraînent la prise de parole et de position, sur une œuvre telle qu’un film de cinéma, en s’appuyant sur le ou les film(s) du dispositif vu(s) en amont.
Au cours de l’intervention, les élèves seront amenés à réfléchir aux différentes manières d’envisager cette prise de parole, selon une articulation du plus personnel (j’aime/j’aime pas) au plus universel (bien/pas bien), tout en précisant le rôle de transmission qui est une part intégrante du rôle du journaliste de cinéma.
Les élèves seront également amenés à réfléchir à l’importance du contexte de la critique sur sa forme, en fonction du public à qui l’on s’adresse, ainsi que du support où elle apparaît (d’une discussion informelle entre amis à la publication dans une revue spécialisée).
Afin de préparer cette intervention, il sera uniquement demandé aux professeurs d’annoncer aux élèves, avant le visionnage du ou des film(s), qu’ils devront donner leur avis par la suite. Le but étant de prouver par l’exemple que l’on ne voit pas un film tout à fait de la même manière lorsque l’on sait que l’on va devoir ensuite en parler.

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