Accompagnement

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Accompagnement

Dans le cadre du dispositif vous pouvez faire bénéficier votre classe d’une rencontre avec un·e professionnel·le du cinéma ou un·e intervenant·e spécialiste de l’analyse de l’image et du son. Ces interventions sont le plus souvent d’une durée de deux heures. Elles sont gratuites pour l’établissement et limitées à une par classe, dans la limite du budget dédié.

Afin d’optimiser l’organisation des interventions nous vous invitons à faire des choix communs aux classes concernées.
Le regroupement de plusieurs classes de faible effectif pourra être envisagé par la suite en concertation avec la coordination.
Sur le formulaire d’inscription il vous sera demandé un 2e choix afin de pouvoir établir un planning des interventions le plus cohérent possible sur l’ensemble du territoire régional en limitant les frais de déplacement et permettre ainsi de répondre à un plus grand nombre de demandes.
De même, les intervenant·e·s ayant d’autres activités professionnelles qui contraignent leur disponibilité ce 2e choix nous offrira plus de souplesse pour répondre à vos attentes.

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Une journée cinéma/banalisée

Créer une journée événement et permettre aux élèves de vivre une expérience immersive de spectateur, par la projection de deux films du programme régional dans votre cinéma partenaire.

Cette nouvelle façon de présenter les oeuvres vise à mettre en lumière des thématiques communes et à susciter le débat avec les élèves. Elle permet également de limiter les modifications d’emploi du temps au cours de l’année et de créer un temps fort de l’EAC dans votre établissement.

Assurez-vous que votre cinéma partenaire accepte d’accueillir cette journée cinéma/banalisée et identifiez avec lui des dates de projection compatibles avec vos emplois du temps et la disponibilité du cinéma. Les dates doivent être définies et transmises à la coordination avant les vacances de la Toussaint.

L’animation de ces journées peut être assurée par les professeur·e·s ou bien, si vous le souhaitez, par un·e intervenant·e pris·e en charge par la coordination.

Mode d’emploi d’une journée cinéma/banalisée

CAS n° 1 : vous animez vous-même la journée cinéma/banalisée :
Contactez la coordination pour l’informer des dates fixées avec le cinéma, des films choisis et de la thématique retenue (voir les propositions sur le site de la coordination).

CAS n° 2 : vous souhaitez la présence d’un·e intervenant·e (pris·e en charge par la coordination pour un minimum de 100 élèves) :
Contactez la coordination pour l’informer des dates possibles et des films choisis.
Vous serez mis·e en contact avec un·e intervenant·e avec qui vous définirez la thématique de la journée et préciserez la date retenue.

Déroulé type d’une journée cinéma/banalisée en présence d’un·e intervenant·e :

Chaque séance fera l’objet d’une présentation de la thématique retenue et du film – environ 10 min
Chaque projection sera suivie d’un échange avec les élèves – environ 30 à 45 minutes
Il est donc nécessaire de compter pour chaque séance, la durée du film + 45 min à 1 heure de temps de présentation et d’échange·s.
Veillez à disposer de 1 ou 2 micros dans la salle
L’accueil et le déjeuner de l’intervenant·e sont à la charge du lycée.

Thématiques proposée :
Les 4 fiches parcours et 2 thématiques supplémentaires
Réel et fiction, vérité(s) et mensongesMakala, Certains l’aiment chaud, The Host.
Variations fantastiquesThe Host, The Fits, J’ai perdu mon corps.
La construction de soiThe Fits, Certains l’aiment chaud, J’ai perdu mon corps, The Host.
Les métamorphoses du corpsCertains l’aiment chaud, The Fits, J’ai perdu mon corps.
La description cinématographique d’un universMakala, The Host, The Fits, J’ai perdu mon corps
La représentation des genresCertains l’aiment chaud, The Fits, The Host

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Initiation à la réalisation : adaptations et points de vue

Par Caroline von Gimenez – réalisatrice

L’atelier propose aux élèves une initiation à la réalisation.
Pour cela, la classe sera divisée en petits groupes, chaque groupe constitué étant amené à adopter un point de vue particulier pour traiter un même sujet.

L’objectif de l’atelier est de prendre la mesure qu’une histoire peut avoir plusieurs niveaux de lecture en fonction du point du vue de celui qui la raconte.

En effet, au cinéma comme dans la vie, notre regard change selon notre implication : c’est cela que le langage de l’image, que nous travaillerons en atelier, viendra soutenir avec des cadrages spécifiques à des genres ou effets recherchés (caméra subjective, plan fixe, plongée, contre-plongée, etc.)

Méthode de travail en amont
Pour le bon déroulement de l’atelier, il est nécessaire aux élèves de travailler en amont ce projet, avec dans un premier temps le choix du sujet commun : Est-ce une adaptation du passage d’un livre, l’adaptation d’une poésie ou d’une chanson ? Est-ce une scène écrite en cours collectivement ?

Dans un second temps, les élèves se constitueront en groupes et décideront du point de vue qu’ils adopteront pour la réalisation de leur film. Si des envies de genre naissent à ce moment-là (horreur, comédie, drame ou fantastique), ils devront chercher à développer des éléments narratifs qui permettront de soutenir leurs intentions.

Jour du tournage, jour de l’atelier : 2 ou 3h selon les possibilités des professeur·e·s
Les groupes sont donc constitués, le sujet est choisi, les lieux repérés dans l’enceinte du lycée et les points de vue des différents groupes sont clairs.

L’étape de l’atelier consiste à aborder avec chaque groupe leurs intentions, et à les aider à les développer, grâce notamment au langage de l’image : Vers quoi porter son attention ? Quel cadrage adopter ? Quelle durée donner à un plan ?

Les films réalisés seront tournés-montés, c’est à dire que le montage se fera pendant le tournage et qu’il faudra donc penser l’enchaînement des plans ainsi que leur durée avant de les tourner.
Cela implique une concertation pour construire chaque plan.

Une restitution des films à la fin de l’atelier aura lieu, que les films soient aboutis ou non.

Matériel : Un téléphone portable de bonne résolution par groupe, ou un petit appareil photo/vidéo automatique.

Initiation à la réalisation : Vivre ensemble au lycée

Par Caroline von Gimenez – réalisatrice

Aujourd’hui il est devenu presque banal de filmer ou de prendre des photos car quasiment tous les adolescents sont équipés de téléphones portables.
Confrontés aux images en permanence, je me suis rendue compte que beaucoup de jeunes avaient intégré les questions de montage et de plans de façon tout à fait intuitive.
Ma présence permet de mettre des mots sur ce qu’ils font afin de souligner leurs intentions lorsqu’ils recherchent à traduire une émotion par l’image.

L’atelier propose une initiation à la réalisation de 2, 3 ou 4 heures en fonction des possibilités de chaque classe.
Les élèves sont répartis en petits groupes et sont amenés à développer de façon sensible et personnelle un sujet lié à la notion du vivre ensemble. Cela leur permet d’aborder de manière très libre (et cinématographique) des sujets qui leur tiennent à coeur en fonction de ce qu’ils observent dans l’enceinte du lycée.
Les films sont réalisés et montés avec le matériel dont ils disposent (smartphones).

Il me semble pertinent d’amener les élèves à un travail exigeant à partir de l’observation de leurs problématiques dans le microcosme du lycée, l’idée étant de faire naître une parole à travers un geste créatif et mobilisateur.

Dans cet atelier, les sujets abordés peuvent être très larges : il peut s’agir d’une réflexion sur la dépendance aux réseaux sociaux comme au harcèlement et aux addictions sous toutes leurs formes (harcèlement numérique, racisme, racket, homophobie, grossophobie…), d’un questionnement sur le genre, sur le rapport à la nourriture… Il peut tout aussi bien s’agir d’une réflexion sur la fraternité, la sororité ou l’adelphité.

Atelier Plan Séquence : le plan « roi » du cinéma

Par Céline Thiou – réalisatrice, comédienne et metteuse en scène de théâtre
Durée d’atelier : 2h et 3h quand c’est possible

Qu’est-ce qu’un plan séquence ?
Que raconte-t-il du cinéma en tant qu’art réaliste ?
Dans quoi embarque-t-il le spectateur et la spectatrice ?

En cherchant à saisir le réel sans le découper en morceaux, en adoptant le rythme des personnages et des évènements, le plan séquence s’est imposé comme le plan « Vérité » du cinéma.
Après avoir visionné quelques plans séquence célèbres de l’histoire du cinéma, nous éprouverons « en vrai » son intensité en réalisant ensemble une petite fiction en plan séquence.
Nous ferons du cinéma avec ce que nous avons sous la main : les téléphones portables comme caméras, le lycée pour décor et les lycéen·ne·s comme acteur·rice·s et technicien·ne·s. Un travail collectif qui nécessite que tout le monde soit bon en même temps !

Atelier tournage : « D’après une histoire vraie… » du réel à la fiction

Par Céline Thiou – réalisatrice, comédienne et metteuse en scène de théâtre
Durée d’atelier : 2h et 3h quand c’est possible

On rencontre souvent ces cartons au début ou à la fin des films :
« D’après une histoire vraie » ou « Les personnages et les situations de ce récit étant purement fictifs, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite.»

Mais alors, c’est vrai ou faux toutes ces histoires ?
Qu’est-ce que ces cartons disent du cinéma en tant qu’art réaliste ?

En abordant les notions de réel, de réalisme, de vérité et de vraisemblance, nous essaierons de démêler le vrai du faux et de comprendre comment le réel se raconte dans les histoires de cinéma.

Pour expérimenter « en vrai », nous mettrons en scène un petit bout de réel que les jeunes lycéen.ne.s filmeront avec leur téléphone portable. En intégrant quelques contraintes formelles de filmage, il leur faudra surtout trouver un point de vue (sur ce bout de réel). Cet essai filmé commencera par le fameux carton « d’après une histoire vraie ».

Documentaire – Documenteur

Par Ananda Safo – scénariste et réalisatrice

Comment une voix off oriente-t-elle la compréhension d’une image et comment influe-t-elle sur l’avis du spectateur ?

Dans notre monde, il est nécessaire de développer son esprit critique, de ne pas tout prendre comme argent comptant et de vérifier les informations qui nous sont transmises via les médias et les réseaux sociaux.
Pour cela, rien ne vaut une mise en pratique.
Suivant un dispositif simple, cet atelier sera divisé en plusieurs étapes.
À partir d’images documentaires imposées, les élèves devront imaginer puis écrire une voix off. Elle sera ensuite enregistrée, montée sur les images et projetée en classe.
Une façon simple et concrète de mesurer l’impact des images et l’influence des informations qui nous sont imposées.

Lumière et cadre de cinéma

Par Julien Bossé – réalisateur, chef opérateur et cadreur, diplômé de La Fémis – dpt. Image sous la direction de Bruno Nuytten.

Filmer, c’est éclairer et mettre en cadre.
L’image de cinéma se partage entre le cadre et la lumière. Deux métiers qui, selon, les cultures, les désirs, les contraintes, restent distincts mais complices, ou bien, souvent dans le cinéma français, qui sont opérés par une seule personne, le chef opérateur.
Cet atelier abordera les métiers de l’image de cinéma. Une collaboration vitale avec le réalisateur, qui apporte du sens, de la précision, des ambiguïtés, des intrigues au récit en décidant de ce que l’on filme, ou pas, de ce qu’on éclaire ou pas, et comment. Montrer ou suggérer, insister ou prendre de la distance. Chaque image fait sens. Il ne s’agit pas juste de rendre visible une histoire, mais donner du sens, de l’émotion, créer des ambiances, participer aux ressorts comiques ou dramatiques ,…

Le son au cinéma

Par Jean-Yves Pouyat – chef opérateur son, diplômé de l’ENS Louis Lumière.

L’objectif de cette intervention est d’ouvrir une fenêtre sur les coulisses de la fabrication d’une bande-son et de faire réaliser aux élèves qu’une expérience filmique est avant tout une expérience perceptive, ni uniquement visuelle, ni uniquement sonore, mais plus complexe, l’alliance des perceptions sonore et visuelle, l’audio-vision.

Dans un premier temps, nous verrons les grandes étapes de la fabrication d’une bande-son: la prise de son en tournage, le montage-son et le mixage. En passant en revue les problématiques et les grands principes des métiers et des outils nécessaires à chacune de ces étapes. Il sera donné aux spectateurs-auditeurs quelques éléments de vocabulaire qui les aideront à catégoriser et hiérarchiser les sons constitutifs d’une bande-son. Nous verrons comment les différentes grandes familles de sons participent et influent sur la narration et la perception globale du film à travers de nombreux extraits ou de projets de mixage.

Dans une deuxième partie, nous élaborerons tous ensemble la bande sonore d’un court extrait d’un film de fiction ou d’animation, à partir d’un TP que j’aurai préparé en amont.

J’apporterai le matériel-son nécessaire pour les démonstrations et le TP, à savoir ordinateur portable, carte-son, logiciel de montage-son, et enceintes. La salle de classe pour l’intervention devra être équipée d’un vidéo-projecteur accessible en HDMI ou VGA.


Par Raphaël Bigaud – chef opérateur son.

Un film c’est 50% d’image et 50% de son. Malgré son omniprésence au cinéma, la bande son reste mystérieuse et insaisissable. Elle est composée de différents éléments qui viennent s’assembler en harmonie avec l’image. Sa réalisation se déroule en parallèle du travail sur l’image. Elle est complexe et regorge de possibilités mêlant plusieurs techniques et disciplines artistiques. Prenons donc le temps de nous y intéresser et de comprendre ses enjeux.
Je propose, au cours de cette séance, d’accompagner le groupe dans la découverte des différentes étapes de la réalisation de la bande son d’un film :

  • Pour démarrer on analysera un extrait de film pour déterminer les différentes catégories de son qui composent sa bande son.
  • Dialogues, voix off, musique, ambiances, effets, bruitages, son direct, post synchro, doublage… Où, quand, comment et pourquoi fabrique-t-on ces différents sons ?
  • La séance s’articulera ensuite autour de la reconstitution par les participants de la bande son d’un court extrait : sélection d’ambiance, effets, musique, enregistrement de voix et bruitages.
  • En cohérence avec le dispositif, on utilisera des extraits des films du programme que le groupe aura préalablement visionné.

Pratique :
La séance nécessite l’installation d’un minimum de matériel fourni par l’intervenant (vidéo projecteur, enceintes, ordinateur portable, micros, et accessoires pour le bruitage) prévoir une demi heure de mise en place.

Le montage images et sons, véritable temps d’écriture dans la production d’un film

Par Cécile Guillard-Jubeau – Chef monteuse et enseignante à l’université d’Angers

Le montage, quelle histoire ! Montage narratif, expressif, alterné, parallèle : en s’appuyant sur des extraits de films, nous étudierons les différents concepts qui se sont développés, opposés ou mélangés au cours de l’histoire du cinéma.

Quel sens le montage donne-t-il au film ? Les divers fragments d’un film sont agencés dans un ordre précis, selon un certain rythme afin de les mettre en valeur, de créer du sens, de l’esthétique et une histoire.

Montage des images, et des sons ? Lors du montage, on détermine la complémentarité de la bande son et des images, de la cohérence de l’espace sonore du film. L’analyse d’extraits de films suscitera un questionnement sur le traitement du son pendant le montage. NB : Le monteur travaille à partir des images et des sons que constituent les rushes et à partir du scénario ou du projet écrit par le réalisateur. Le montage est le résultat d’un dialogue, d’une confrontation qui s’effectue étape par étape entre le réalisateur et le chef monteur autour du film.

Initiation à l’écriture de scénario : Ecrire des images

Par Ananda Safo – scénariste et réalisatrice

Un scénario est un document écrit visant à transcrire des images, des déplacements, des dialogues et des sons, dont la succession constituera un film. Il ne s’agit donc pas d’un texte littéraire ou poétique mais d’une description précise, brève et concrète de ce qui sera vu à l’écran. Le scénario doit être « vu » par son lecteur. C’est un outil de travail que tous les techniciens seront amenés à utiliser durant la construction du film.
L’atelier débutera par une présentation de ce qu’est un scénario, ce à quoi il sert, ce qu’il contient et ce à quoi il ressemble. Puis à partir du synopsis d’un film court, les élèves seront amenés à imaginer le personnage principal dans un lieu, à penser une construction narrative et à écrire un mini scénario.
La séance se terminera par une restitution des projets et par la diffusion du film dont le synopsis aura servi de base de travail.


Par Garance Hamon, intervenante cinéma et scénariste

On se demande souvent quelle est la différence entre l’écriture pour un livre ou une pièce de celle pour un scénario. Pourquoi est-ce si important de mettre sur papier ce qui va être porté à l’écran, à quoi cela sert-il et comment s’y prend-t-on ?
Sur deux heures, l’atelier va permettre de mieux appréhender ce qui distingue l’écriture scénaristique en l’abordant par l’exemple. Pour ensuite passer à l’action et écrire une brève scène.
Après un visionnage d’extraits choisis en guise d’exemple dans le cinéma ou la série, nous décortiquerons ensemble une scène. Cette analyse doit poser un vocabulaire propre au scénario et permettre d’aborder la mise en scène et ses enjeux dramatiques, la réalisation, la caractérisation des personnages et leurs dialogues. Une fois cela fait, il nous faudra ré-écrire par groupes la scène comme un vrai scénario, avant de comparer notre version avec celle écrite par les scénaristes.
Enfin, l’extrait choisi doit permettre d’imaginer ce qui pourrait advenir dans la scène suivante ou en contre-champ. Que vont faire les personnages ? Pour aller plus loin dans l’imaginaire, et si on ajoutait une contrainte comme un changement de temporalité ou de genre ?… Les idées seront lues à la fin de l’atelier pour observer la multiplicité des points de vue.

Ateliers cinéma d’animation

Par Violaine Pasquet – réalisatrice de films d’animation

L’animation est une façon singulière de faire du cinéma puisque c’est l’animateur qui met en mouvement un objet, une forme un dessin image par image. Cette année je propose 2 ateliers d’une durée de 2h ou 3h quand c’est possible : le premier est focus sur la discipline de l’animation en stop motion et le deuxième en lien avec le film J’ai perdu mon corps et la technique de l’animation en 2D.

D’un point de vue pratique, ces deux ateliers nécessitent l’installation d’un minimum de matériel fourni par l’intervenante (plateau de tournage, lumière, ordinateur portable). Prévoir une demi heure de mise en place.

Atelier #1 – Animation 3D – Stop Motion
A partir de marionnettes existantes, je vous propose de recréer en classe un plateau de tournage en trois dimensions afin de comprendre  le processus technique qu’est l’animation.  C’est une image photographiée au rythme de 24 image/s, qui permet le mouvement d’un trait, d’un objet. L’animation est une histoire de timing, d’accélération, de ralenti, d’anticipation.

Déroulé de l’atelier :
– Introduction au cinéma d’animation : Comment donner l’illusion d’un mouvement
– Extraits de film.
– Les fondamentaux de l’animation : lois physiques, timing (relation espace/temps).
– Mise en pratique

Atelier #2 – Animation 2D – papier découpé
En lien avec le film J’ai perdu mon corps, je souhaite faire découvrir des films d’auteurs singuliers qui utilisent l’animation 2D : le dessin animé, l’aplat et le papier découpé.
Cette proposition s’accompagne d’un atelier pratique avec un banc titre. (tournage qui permet la prise de vue à plat comme le dessin animé et de la 2D traditionnelle en général).
La classe travaillera sur la technique au choix du papier découpé ou de la peinture.


Par Alice Ribault – Association De fil en images

Comment faire un film d’animation : En analysant le film J’ai perdu mon corps, nous nous pencherons sur la question de la technique d’animation. Comment et pourquoi le studio Aardman (Wallace et Gromit, Chicken Run) a-t-il choisi la technique de la pâte à modeler ou encore pourquoi la Passion Van Gogh a-t-il été créé à la peinture à l’huile ? La question de la construction d’un film est intimement liée à sa création et à l’ambiance que le réalisateur souhaite instaurer au film. L’intervention se construira autour d’extraits de making-of et d’extraits sonores (le son étant étroitement lié). Nous aborderons les choix qu’un réalisateur doit faire pour créer son film. Dans J’ai perdu mon corps Jérémy Clapin a choisi d’animer les personnages en images de synthèse (comme les décors), lesquelles seraient ensuite «habillées» par le dessin traditionnel. Pourquoi ?

La critique de film

Par Alexis Thébaudeau, enseignant, journaliste, programmateur indépendant et intervenant cinéma et littérature, sur Nantes et sa région. Il a co-fondé l’association Accès au Cinéma Invisible et a co-écrit avec Elsa Gambin le livre-BD Histoires Incroyables du Cinéma, aux éditions Petit à Petit

Contrairement à une acceptation très répandue, le terme « critique » n’est pas forcément synonyme de « dire du mal », mais simplement la prise de parole autour d’une œuvre, et ce, peu importe le médium envisagé.
Cette intervention propose aux élèves une formation théorique et pratique, sur les enjeux et les responsabilités qu’entraînent la prise de parole et de position, sur une œuvre telle qu’un film de cinéma, en s’appuyant sur le ou les films du dispositif vus en amont.
Au cours de l’intervention, les élèves seront amené•e•s à réfléchir aux différentes manières d’envisager cette prise de parole, selon une articulation du plus personnel, subjectif (j’aime/j’aime pas) au plus universel, objectif (bien/pas bien), tout en précisant le rôle de transmission qui est une part intégrante du rôle du journaliste de cinéma.
Les élèves seront également amené•e•s à réfléchir à l’importance du contexte de la critique sur sa forme, en fonction du public à qui l’on s’adresse, ainsi que du support où elle apparaît (d’une discussion informelle entre amis à la publication dans une revue spécialisée).
Afin de préparer cette intervention, il est proposé aux professeur·e·s de demander aux élèves de rédiger une critique de l’un des films du dispositif vu en amont. Celles-ci auront vocation à être lues en classe, ce qui permet, par l’exemple, de lancer la réflexion et le reste de l’intervention d’une manière personnalisée et adaptée à la classe.

Comment parler d’un film ?

Par Margot Grenier, chroniqueuse radio et intervenante cinéma

En s’appuyant sur un film du programme Lycéens et apprentis au cinéma en Pays de la Loire, l’objectif de cette intervention est d’amener les élèves à évoquer à l’oral, de façon claire et argumentée, une œuvre de cinéma. Nous commencerons par une discussion en classe entière autour du film pour dégager ses caractéristiques et thématiques principales et revenir sur la mise en scène de quelques séquences. Puis les élèves seront répartis par petits groupes pour préparer leurs chroniques collectives. Il s’agira pour eux d’articuler leur propos pour transmettre les informations fondamentales sur l’œuvre, évoquer quelques-uns de ses points forts et donner leur avis. A l’issue de ce temps d’écriture, chaque groupe enregistrera sa chronique et l’intervention se clôt par l’écoute de certains enregistrements, en fonction du temps restant.

Cet atelier est prévu sur 2h, idéalement dans les jours qui suivent la projection d’un film Lycéens et apprentis au cinéma en Pays de la Loire. L’intervenante viendra avec un enregistreur. A l’issue de l’intervention, le/la professeur·e·s pourra récupérer les chroniques des élèves pour ré-écoute ultérieure.

La mise en scène du corps

Par Margot Grenier, chroniqueuse radio et intervenante cinéma

Comment filmer un dialogue ou une émotion ? Quelle place donner aux comédien·ne·s dans l’image et comment accompagner leur jeu ? Bien qu’essentiel dans l’incarnation d’un film, le travail des acteurs et actrices est souvent difficile à appréhender pour les spectateurs. Pourtant, c’est par leur voix, leur gestuelle, leur démarche ou tout simplement leur présence qu’ils et elles font exister un personnage à l’écran et nous transmettent des émotions. La démarche de réalisation consiste à capter cette énergie.
A partir d’échanges sur des cas concrets en classe entière et d’exercices de pratique en petits groupes avec les téléphones portables des élèves. L’objectif de cette intervention est d’interroger la mise en scène du corps au cinéma.

Cet atelier est prévu sur 2h. Il peut être réalisé en lien direct avec un film Lycéens et apprentis au cinéma en Pays de la Loire ou de façon plus indépendante, en fonction du planning de projection.

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