Coordination régionale des Pays de la Loire association Premiers Plans
Programme régional Lycéens au cinéma - année 2004 / 2005
La Vie sur Terre
de Abderrahmane Sissako

1998 / 1h01
Scénario :

Abderrahmane Sissako

Directeur de la photographie : Jacques Besse
Montage : Nadia Ben Rachid
Interprétation :

Abderrahmane Sissako, Nana Baby, Mohamed Sissako, Bourama Coulibaly

Production : La Sept ARTE, Haut et Court, Centre National de la Cinématographie, PROCIREP
Distribution : Haut et Court
Synopsis :

A la veille de l’an 2000, Abderrahmane Sissako, cinéaste mauritanien vivant en France, décide de revenir à Sokolo, un petit village du Mali, retrouver son père : « Cher Père, tu seras un peu surpris, peut-être même inquiet de recevoir une lettre de moi. Je me presse donc de te dire que tout va bien et j’espère qu’il en est de même pour toi. Contrairement au message que je t’ai fait parvenir par Jiddou, un changement important fait que je serai bientôt avec toi, à Sokolo : le désir de filmer Sokolo, la vie, la vie sur terre, le désir aussi de partir. D’autant que d’ici peu nous serons à l’an 2000 et que rien n’aura changé pour le meilleur, tu le sais mieux que moi… »

Le cinéaste arrive donc au village, change d’habits, enfourche une bicyclette puis erre dans les ruelles, sur les places, à la poste, dans les champs. C’est alors qu’il croise Nana, une jeune fille elle aussi de passage. Quelque chose d’impalpable et de ludique se noue entre eux tandis que dans le village, la vie continue.
A propos du film :

« Sokolo, village d’Afrique, interpelle le village planétaire. La vie sur terre : le Mauritanien Abderrahmane Sissako réussit le cocktail de l’intime, du politique et de l’humour. (…) Tourné comme en roue libre, avec un sens aigu de la composition et du cadre, le film est construit sur une série de vignettes récurrentes. Entre avancée et immobilisme, soleil et ombre, présence et oubli, Sokolo, village africain, pose au village planétaire le problème de son existence. il hurle dans le combiné que l’an 2000 c’est aujourd’hui, que sa voix compte dans le vaste réseau de la communication humaine (…). »

Jacques Mandelbaum-Le Monde, 10 juin 1999